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![]() Article du journal Le Colon, le 14 juillet 1921…
Elle répond à tous les besoins. Elle représente les intérêts de tous; du riche comme du pauvre, du grand comme du petit, de l’employeur comme de l’employé, de l’acheteur comme du vendeur, en passant par toutes les professions, les arts et les métiers. Autrefois, une Chambre de commerce ne s’occupait que des affaires proprement dit. Aujourd’hui, elle a élargi son domaine : son champ d’action est illimité. On nous a demandé : « De quoi peut s’occuper une Chambre de commerce? » Nous avons répondu : « De tout ce qui peut intéresser ses membres. » C’est une association qui a une existence civile et qui peut, par conséquent, agir et dont les actes sont reconnus. Les officiers n’auront pas à chercher longtemps les problèmes à résoudre. Le programme est tracé depuis longtemps. De toutes les régions de la province, celle du Lac-Saint-Jean est la plus prospère et c’est à son activité commerciale, industrielle et agricole qu’elle le doit. Cette place, il faut non seulement qu’elle la conserve, mais qu’elle l’améliore et la consolide et il est évident que pour en arriver à ce résultat, il faut intensifier les relations extérieures. Il faut nous faire connaître et c’est par la Chambre de commerce que nous y arriverons. Elle sera le miroir qui reflétera à l’étranger la prospérité et le développement de la région. C’est elle qui, dans ses rapports annuels, donnera des statistiques sur l’accroissement naturel de la population, la superficie de nos terres défrichées et à défricher, de nos forêts, leurs richesses, nos écoles, nos églises, les banques, les exportations de céréales, et que d’autres choses encore! Pour avoir cette force morale qu’on lui donne, il lui faut beaucoup d’adhérents. Il faut que les directeurs se sentent appuyés par toute une armée. Il est donc du devoir de tous ceux qui s’intéressent au progrès de la région de devenir membre de la Chambre de commerce. Le bénéfice personnel que plusieurs cherchent n’apparaît qu’indirectement ou mieux, n’apparaît pas du tout. Il est évident qu’une telle institution ne peut s’intéresser à chacun de nous, mais elle s’occupe surtout de choses d’ordre général, dont l’application n’est pas toujours immédiate et continuelle. Il lui faut donc la force et la persévérance. Les Directeurs sont à l’œuvre; ils ont beaucoup à faire; aidons-les. Plaçons notre confiance en eux, ils la méritent. La force d’une Chambre de commerce se mesure à la force
de l’implication des gens qui la composent. Pour avoir une Chambre
forte, il faut des membres qui s’impliquent fortement!
Source : Article du journal Le Colon, le 14 juillet 1921
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